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Le syndrome de la colocation

Photo du rédacteur: Dimitri Van Weyenbergh
Dimitri Van Weyenbergh
21 sept.
2 min de lecture

Quand le quotidien anesthésie l'amour...

Vous vivez sous le même toit, vous gérez les enfants, vous partagez le même lit, mais vous ne vous touchez plus.


Quand le silence s'installe, quand discuter votre intimité disparue devient tabou, la sur-analyse prend la relève


Est-ce la fin ? Non Dans 80 % des cas je reçois, ce n'est pas une panne de sentiments. C'est principalement un épuisement logistique, où on peut avoir l'impression que l'autre devient un inconnu.


On l'ignore bien souvent, mais le smartphone est le premier "coupable" de la distance dans lit - il y a vingt ans, c'était la télévision -

Eloignez votre smartphone, et sortez le de la chambre. Si le cerveau n'a plus sa dose de dopamine numérique qui l'anesthésie, il redevient disponible pour observer le réel.


Et les bisous dans tout ça ?

On s'embrasse par automatisme. Sur la joue en partant au travail ou... on ne s'embrasse plus du tout


Les neurosciences ont prouvé qu'un câlin ou un baiser qui dure au moins 6 secondes déclenche la sécrétion d'ocytocine (hormone du lien et de la sécurité) et fait chuter le cortisol (stress).

Ce soir, en vous retrouvant, forcez-vous à un vrai contact physique de 6 secondes chrono.

C'est court, c'est mécanique, mais ça envoie un signal au système nerveux, que vous êtes à l'abri.


Les couples ne disent plus à voix haute leur épuisement. Et quand la fatigue est là, trop lourde à porter, c'est souvent la porte ouverte aux reproches et aux sarcasmes.

Utilisez plutôt une phrase code objective : "je suis vidé de ma journée, mon cerveau est h.s. mais je suis là pour toi". Poser le diagnostic de la fatigue à haute voix empêche l'anxiété de l'autre de s'engouffrer dans un vide.


Le couple est un organisme vivant qui a besoin d'actions, pas de miracles.



 
 
 

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