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Bronzer, courir, consommer !... Mais détendez-vous, bordel !

  • Photo du rédacteur: Dimitri Van Weyenbergh
    Dimitri Van Weyenbergh
  • 11 août
  • 2 min de lecture






Quand les vacances ne se déroulent pas comme programmées, nous pouvons être tentés de combler le « fiasco » par des achats estivaux compulsifs…


La pluie s’invite.  Elle est la bienvenue pour les locaux mais pour nous, c’est comme notre drache nationale : tout ce qu’on veut fuir.   Et nous voilà devenus conservateurs en chef de confitures artisanales.

 

De la fenêtre de mon lieu de villégiature,  levé tôt grâce au petit dernier (et non par choix sportif…), je peux voir chaque matin ceux qui semblent répondre à des injonctions invisibles : ceux pour qui les vacances doivent être réussies à tout prix : smartphone au bras, les voilà chaque matin à courir au soleil levant.  Ce soleil, il doit briller, les corps doivent bronzer et l’esprit doit se détendre sur commande. Quand la météo ne répond pas aux injonctions du pécule de vacances, un mécanisme de défense s’active : la compensation par l’achat d’une identité de rechange.

Sous les tonnelles dégoulinantes du marché local, acheter des vêtements en lin lavé, des savons de Marseille, des chapeaux en paille, des confitures et saucissons…  Ce n’est pas un acte de consommation. C’est une tentative de s’acheter une personnalité calme, champêtre et relaxée.  Une tentative pour masquer l’anxiété de rater l’objectif « repos »

 

Le retour à la réalité et à la grisaille est souvent brutal.  Face à votre placard rengorgeant de vêtements impossibles à porter pour aller travailler, pour gérer le quotidien perwezien ou néo louvaniste, la dissonance cognitive éclate.  On réalise qu’on a tenté de contrôler l’incontrôlable.

Le véritable lâcher-prise ne s’achète pas au kilo sur un étal de vacances.  Il commencera le jour où vous déposerez les armes. 

Planter une hache imaginaire dans ce mirage de perfection permet de faire de la place pour la vraie vie.

 

Un véritable repos ne demande pas de mise en scène, ni de météo parfaite… et aucun accessoire. 

Un véritable repos commence le jour où vous vous autoriserez à être imparfait(e), fatigué(e), sur le canapé, pendant qu’il pleut dehors, où que vous soyez.  Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas prendre soin de soi… Mais..


La paix est à l’intérieur.

 






 
 
 

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