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Le syndrome du Transat : pourquoi notre cerveau ne se met pas en pause...

  • Photo du rédacteur: Dimitri Van Weyenbergh
    Dimitri Van Weyenbergh
  • 25 juil.
  • 2 min de lecture



Un motif revient de manière cyclique : la fatigue résiduelle après une période de vacances censée être... reposante...


Ce n'est pas dû à un manque de sommeil. Mais à un processus neurocognitif spécifique : la persévération de l'effort attentionnel.

Pour une personne dont le quotidien est rythmé par le travail ou la charge familiale... ou les deux, l'arrêt brutal des stimuli extérieurs créer un vide.

L'erreur, c'est de gérer ce vide comme un nouveau projet. Notre esprit applique à ce moment les techniques habituelles de maîtrise : planification, mesure, auto-évaluation.


On assiste à une intellectualisation du repos. Où nous ne sommes plus dans la détente, mais dans l'analyse de la capacité à nous détendre.


A ce moment, on assiste à un glissement en trois étapes :



L'erreur de logique la plus courante est de considérer le corps et l'esprit comme des systèmes purement logiques (le syndrome du "Patient Excel"). On imagine qu'une accumulation de dix mois de tension organique peut s'effacer par un simple changement de position géographique ou un isolement temporaire.

L'épuisement de la rentrée – souvent visible lors de la reprise des trajets sur la E411 ou de la routine locale – est la conséquence directe de cette négociation permanente avec un tribunal intérieur durant les vacances. Le système n'a jamais décompressé ; il a simplement changé de décor.


Pour rompre avec la flemme haute performance, la solution ne réside pas dans de nouvelles techniques de relaxation, mais dans l'arrêt des tentatives de contrôle.

  • La défusion attentionnelle : Accepter la présence des pensées d'optimisation ("Je devrais faire ceci", "Je perds mon temps") sans chercher à y répondre ni à les chasser. Les traiter comme un bruit de fond.

  • La tolérance à l'inconfort du vide : Réapprendre l'inactivité non planifiée. Laisser la pelouse en friche, accepter de rater une activité sociale locale, et tolérer l'ennui sans chercher à le combler par une action productive.

  • Le désengagement des KPI personnels : Supprimer temporairement les indicateurs de réussite de votre vie quotidienne. Le repos efficace est par définition imparfait, non quantifiable et non transférable sur un tableau de bord.




Le contrôle est une habitude. Le lâcher-prise est un choix.

A vous de décider de laisser l'ombre au bureau.





 
 
 

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